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Marathon des Deux Rives

D 24 août 2008     H 00:00     C 4 messages


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Bonjour à tous

Jeudi, départ de Roissy vers 12h à destination de Québec avec Eric, notre accompagnateur, et le groupe « Coureurs sans Frontière » dont je fais partie. Arrivée à Montréal quelques sept heures plus tard ou nous sommes accueillis par Liliane, notre guide, et Pierre, notre chauffeur qui nous accompagneront durant tout notre séjour. S’ensuivra le transfert vers Québec d’une durée d’environ 2h30. Réception de notre chambre, que dis-je, de notre suite royale que je partagerais pour l’occasion avec Jean, un jeune V4 (136 marathons en 17 ans de course à pied).

Jours 2 & 3

Le programme des excursions est très chargé. A se demander si nous trouverons le temps d’effectuer le marathon. Nous commencerons par la visite guidée de Québec. Déjeuner sur l’île d’Orléans que nous découvrirons l’après-midi puis direction les chutes de Montmorency et la cathédrale Sainte-Anne. Sur le chemin du retour, retrait des dossards ou je retrouve une personne ayant courue le marathon de Tahiti avec moi en 2004. Décidément, le monde est petit. Le soir, nous dînerons dans un restaurant du Vieux Québec.

Le samedi sera consacré à la croisière aux baleines à Tadoussac. 6h de bus aller-retour, voilà la préparation idéale la veille d’un marathon. Déjeuner folklorique à Tadoussac avec l’apéro local, le Caribou, mélange de vin rouge, de whisky et de sirop d’érable, servi par notre virevoltante hôtesse Marie-Ange. L’après-midi, nous aurons la chance de voir pas mal de baleines durant notre croisière ce qui, d’après notre guide, n’est pas toujours le cas. Retour dans la soirée à l’hôtel ou un dîner aux pâtes nous attend (enfin, un peu de sérieux).

Jour 4 : Marathon

Après un petit déjeuner un peu bâclé par l’hôtel, nous prenons le bus puis le traversier pour franchir le fleuve Saint-Laurent et nous retrouver à Levis, lieu de départ du marathon. L’ambiance est bon enfant sur le site de départ, la température est déjà chaude (j’ai bien fait d’emmener la casquette) et le vent inexistant. Un peu plus de 1100 participants s’élancent au coup de canon à 8h30. Vu la chaleur ambiante, je pars prudemment avec le meneur d’allure des 3h30’. Le rythme est tranquille, le début du circuit est un peu ombragé. Tout va bien lorsque, brusquement, sans trop savoir pourquoi, entre les km 2 et 3, notre meneur se met à marcher. Ça, c’est du métronome. Tant pis, je continuerais sans lui. De toute façon, sur les premiers kilomètres, je n’ai pas trop besoin de son aide. Tout se passe bien jusqu’au semi que je franchis en 1h45. J’ai même été obligé de me freiner pour ne pas passer plus vite.

Pour la suite de la course, je n’aurais pas besoin de ralentir. Ça viendra même très naturellement, plus vite que prévu et dans des proportions auxquelles je ne m’attendais pas vraiment. Les portions d’ombre ont laissé place à un circuit en plein soleil avec de longues lignes droites sans un quelconque abri. Le parcours jusque-là relativement plat se durcit également. Environ à partir du km 25, je vais entamer mon chemin de croix. Non seulement mes jambes me lâchent petit à petit mais pour couronner le tout, le mental ne suit pas non plus. L’idée d’abandonner ne m’a jamais traversé l’esprit mais sur un 1er marathon, je ne sais pas comment j’aurais réagi. Comme quoi, l’expérience, ça aide un peu. Inutile de vous dire que j’ai trouvé le temps très long jusqu’à la fin en alternant course et marche, me posant plusieurs fois la question que tout marathonien s’est un jour posé : mais qu’est-ce que je fous là ? Le maigre public (d’un autre coté, comment leur en vouloir de ne pas être présent vu la canicule) sur les routes n’aura pas suffi à nous booster. Et bizarrement, sentant peut-être l’écurie, j’ai trouvé l’énergie de courir les deux derniers kilomètres en un peu plus de 10’. Comme quoi, mon souci du jour était plus mental que physique. Je passe la ligne finalement en 4h07’, ce qui nous donne un 2 ème semi en 2h22’, chrono digne du Médoc.

Je me classe malgré tout 466 ème sur 1078 arrivants, ce qui ne me console pas pour autant. Après la remise de la médaille, je rentre à l’hôtel pour une bonne douche et j’attends mon collègue Jean qui ne tardera d’ailleurs pas puisqu’il termine en 4h16’, qui plus est 1er de sa catégorie. L’après-midi, nous allons déguster une petite bière avec quelques membres de son club. On ne va pas se laisser abattre, quand même. Le soir, dîner dans une cabane à sucre, toujours précédé du traditionnel caribou, suivi de la présentation de la fabrication du sirop d’érable avec, bien sur, possibilité d’acheter à la fin.

Carte partielle du Canada

Jours 5 & 6

Le lendemain, on quitte Québec pour se rendre aux 3 rivières ou nous déjeunerons avec un buffet à volonté, idéal pour recharger les batteries. Suite du trajet qui nous emmène à Montréal, métropole du Québec, en passant par la route du Roy. Quelques personnes ayant choisi le séjour court dont Eric, notre accompagnateur, nous quittent ici. Pour les autres, nous dînerons et passerons la nuit en ville.

Mardi matin, nous poursuivrons avec la visite guidée de Montréal suivi d’un déjeuner de spécialités montréalaises. L’après-midi, départ pour Kingston, ville de l’Ontario d’environ 160000 habitants, située à la jonction du fleuve Saint-Laurent, du canal Rideau et du lac Ontario. Dîner insolite dans une caserne militaire ou je ferais la rencontre de certains bons amateurs, comme moi, de Jack Daniel’s.

Jours 7 & 8

Après le petit déjeuner, embarquement pour une croisière dans la région des milles îles, afin de mieux apprécier ce décor naturel particulier au Canada. Déjeuner à Kingston puis départ pour Niagara avec notre première après-midi fastidieuse de bus (environ 5h). Comme tout le monde a été bien sage, notre chauffeur Pierre fera un petit détour, pas prévu au programme, pour nous faire admirer les chutes en nocturne. Nous dînerons et serons hébergé à quelques kilomètres de là.

Le jeudi sera consacré à la visite des chutes. Malheureusement pour nous, notamment pour les photos, c’est aussi notre premier jour de temps maussade. La journée débutera par un documentaire sur les chutes du Niagara en cinéma Imax. Ensuite, promenade en bateau à bord du « Maid of the Mist » pour aller aux pieds des chutes ou nous prendrons une bonne douche malgré nos superbes cirés bleus. Déjeuner dans un restaurant panoramique ou la vue, malgré la météo capricieuse, est superbe. L’après-midi, visite de Niagara-on-the-Lake puis dîner dans cette ville paisible. Après le repas, départ vers Toronto, capitale de la province de l’Ontario, puis hébergement sur place.

Jours 9 & 10

La journée débute par un tour d’orientation de Toronto. Ce 2 ème jour de temps maussade nous empêchera de monter à l’observatoire de la tour CN ou nous aurions pu jouir d’un superbe panorama. Déjeuner à bord d’un bateau puis départ pour Ottawa, capitale du Canada, avec une seconde après-midi fastidieuse de bus (toujours autour de 5h). Buffet à volonté pour nous requinquer. Avant d’aller nous coucher pour notre dernière nuit au Canada et afin de mieux dormir, réunion Jack Daniel’s avec la grande confrérie des leveurs de coude.

Le temps redevient beau pour notre dernier jour. Visite panoramique de Ottawa (les édifices du Parlement avec visite commentée entre autres). 3 ème et dernier buffet à volonté du séjour puis il est temps d’aller rejoindre l’aéroport ou nous embarquons vers 17h30. Après un peu moins de sept heures d’avion, c’est le retour sur Paris. Après une longue attente des bagages et quelques embrassades, c’est le moment de nous séparer pour regagner nos pénates.

Impressions

Pour la course en elle-même, c’est sur que mon chrono ne restera pas dans les annales mais bon, je m’en remettrais. D’autant plus que se profile le marathon de Pékin dans 7 semaines. Malgré tout, cette expérience pourra me servir sur d’autres marathons plus durs ou sur 100 bornes, à commencer par celui de Vendée l’année prochaine. Pour le circuit, les différentes étapes étaient très belles et très variées avec une mention spéciale pour Québec, à mon avis, un ton au dessus. Le seul gros point négatif, ce sont les longues heures de bus qui, à certains moments, ont largement empiété sur la durée des visites. Organisés différemment, on aurait pu s’économiser quelques heures de fatigue inutiles. Pour le groupe, j’ai trouvé tout de suite l’ambiance assez conviviale ce qui n’est pas toujours le cas sur ce type de séjour. Certains même se montrant fort disponibles pour, notamment, m’aider à finir mes bouteilles. En conclusion, un très beau voyage. A faire !

Portfolio

Vos commentaires

  • Le 3 septembre 2008 à 23:28, par cuillerdebois En réponse à : Marathon des Deux Rives

    Bonsoir Patrick,

    Bravo pour ton récit. J’ai bien aimé. J’essaie de trouver dans mes 2 heures de vidéo des extraits sympas. Une petite vidéo compressée peut être jointe à un mail sans problème.

    Il est vrai que si le séjour a été très agréable ce marathon des 400 ans de la création de QUEBEC ne restera pas dans nos meilleurs souvenirs sportifs.

    Bonne chance pour ton marathon de PEKIN et longue vie à la Confrérie des Leveurs de Coude

    Signé : la cuiller de bois du groupe "Sportifs Sans Frontières"

  • Le 4 septembre 2008 à 12:48, par Gazzola Patrick En réponse à : Marathon des Deux Rives

    Bonjour Jean-Gérard
    Merci pour ton commentaire. Avec mon plus mauvais chrono sur la distance, hors marathons vinicoles, c’est sur que je m’en souviendrais. Mais bon, je m’en remettrais. J’attends ta vidéo.
    A bientôt

  • Le 9 septembre 2008 à 23:12, par patoche En réponse à : Marathon des Deux Rives

    salut Patrick,
    Très bon résumé du marathon et du séjour au canada.
    pour moi aussi le chrono le moins bon mais comme tu le racontes le temps n était pas favorable à des bons chronos.
    je suppose que je fais partie de la confrérie des leveurs de coude mais je te le répéte c’était par solidarité pour éviter que tu restes coincé à la douane , pris en flagrant délit d’importation de jack ’s Daniels.
    Bravo pour les photos !
    bon courage pour Pékin et non Tokyo comme je te l’ai dit !
    de mon coté c’est Nice le 09 Novembre, où courirons 2 autres participants au voyage, au moins .
    puis j’ai reprogrammé Marseille en Avril 2009 ,ce sera l’occasion de retrouver la bande de stroumfs !
    on garde contact
    A +
    salut de Patrice le cheminot

  • Le 10 septembre 2008 à 18:45, par Gazzola Patrick En réponse à : Marathon des Deux Rives

    Bonsoir Patrice
    Merci pour ton commentaire et donc, merci pour ta solidarité. Bon courage à toi et aux collègues pour Nice-Cannes au mois de Novembre.
    A bientôt

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